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La carrière repreneuriale : Contexte et défis.

Par Louise Cadieux le 23 juin 2014 / Aucun commentaire

Louise Cadieux est membre du conseil d’administration du Groupe Relève Québec. Comme membre-académicienne, elle animait la conférence « La carrière repreneuriale : Contexte et défis » lors de la dernière rencontre-conférence du Groupe Relève Québec. Elle partage avec nous, ci-dessous, une réflexion sur le sujet.

Depuis les dernières années, une nouvelle génération exprime clairement le choix de la carrière repreneuriale. Au Québec, ce serait 19,4 % des entrepreneurs naissants qui envisageraient la carrière par le biais d’une reprise, que celle-ci soit familiale, interne ou externe (Fondation de l’Entrepreneurship, 2010). Alors que parallèlement, pour des raisons sociodémographiques, le nombre de propriétaires-dirigeants susceptibles de quitter la carrière entrepreneuriale est toujours plus important. Sur ce point, Cossette et Mélançon (2010) estiment que 30,4 % des chefs de PME québécoises actifs en 2008 auront passé à l’acte en 2018. Ce qu’ils feront de différentes manières puisque selon une enquête de la Fondation de l’Entrepreneurship menée en 2013, parmi les 29,4 % des répondants prévoyant prendre leur retraite, 48,8 % projettent de fermer alors que 45,5 % envisagent une transmission interne (famille ou employés).

Or, à lumière de la littérature que nous avons consultée (Cadieux, Gratton et St-Jean, 2013), il est clair que les défis qui attendent le repreneur sont bien différents de ceux d’un créateur puisqu’il devra, dès le moment où il aura choisi une entreprise à reprendre (la cible) :

(1) composer efficacement avec le cédant, souvent le fondateur de l’entreprise, ce qui inclut sa capacité d’établir un climat de confiance, voire de complicité avec ce dernier, permettant, dans la foulée, une meilleur partage de l’information, du savoir-faire et du savoir-être nécessaires à la réussite de la transmission/reprise, incluant la négociation et le financement;

(2) arrimer ses intérêts et ses compétences avec la cible et le secteur d’activité dans laquelle elle évolue qui, pour sa part, assurera sa légitimité et sa crédibilité auprès du cédant et des autres parties prenantes, quelle que soit la forme de transmission/reprise envisagée;

(3) ancrer ses comportements entrepreneuriaux et de gestion, ce qui se fera par le biais de différentes stratégies de formation, d’intégration et de préparation de même que par la mise en place de nouvelles stratégies d’affaires, lorsque cela s’avère nécessaire; et enfin

(4) mobiliser les différentes parties prenantes au projet ce qui aura, dans la foulée, un impact sur la performance post-transmission/reprise.

Voilà donc une amorce de réflexion intéressante, notamment pour les intervenants qui, souvent, utilisent les mêmes outils pour les entrepreneurs en devenir, qu’ils soient créateurs ou repreneurs, alors que leurs besoins sont différents à plusieurs égards.

Pour rappel, chaque rencontre-conférence du Groupe Relève Québec est filmée. Et, en tout temps, tous les membres en règle ont accès à l’ensemble des vidéos passées. La vidéo de la conférence de Louise Cadieux – ainsi que ses diapositives – sont ainsi disponibles (pour les membres) en suivant ce lienVous n’êtes pas encore membre? Cliquez ici pour adhérer au Groupe Relève Québec.

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  • À propos de Louise Cadieux

    Louise Cadieux est DBA Professeure titulaire en management à l'Université du Québec à Trois-Rivières Institut de recherche sur les PME.

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